Jörg Hofstätter : « Video games a powerful learning tool »

A l’occasion d’une conférence TEDx à Viennes, Jörg Hofstätter (fondateur de Ovos) a présenté le projet Ludwig, un jeu sérieux pour l’apprentissage des sciences, et en particulier de la physique. Son intervention débute par une introduction du potentiel des jeux vidéo pour l’apprentissage, revenant sur l’importance du jeu dans le développement social des enfants, et sur le phénomène de gamification. Il introduit le projet Ludwig, à la fois comme réponse pédagogique pour pallier au désintérêt des élèves pour les matières scientifiques, et aussi comme un projet ayant bénéficié d’une réelle cohésion entre les différents acteurs (enseignants, chercheurs et game designer). Vidéo de la conférence et présentation du jeu :

Ludwig est un jeu d’action et d’aventure en vue à la troisième personne. En 2098, Ludwig, un petit robot, vient explorer une partie inconnue de la galaxie, à la recherche d’une planète hospitalière disposant de ressources énergétiques. Il découvre la planète Terre, abandonnée des humains après qu’ils l’aient vidée de ses ressources. Les humains vivent désormais dans une station orbitale nommée Physis. Par erreur, Ludwig manque son approche de la station et s’écrase sur la planète Terre. Pour prendre contact avec les humains et espérer quitter cette planète, Ludwig va devoir réparer son vaisseau (et les dégâts qu’il a causé !) en utilisant les seules ressources qui sont à sa disposition : des déchets. Mais il n’est pas seul, Autotronic, l’intelligence artificielle de son vaisseau va le guider dans ses quêtes. Le joueur incarne donc Ludwig, échoué sur la planète terre, pouvant découvrir un monde ouvert dans lequel il doit résoudre différents puzzles basés sur des problèmes de physique. Par exemple : pour atteindre le toit d’un bâtiment, le joueur doit mettre en place un système de balance, en rajoutant un poids à l’extrémité d’une planche, surélevant l’autre côté. Le jeu suit un scénario, découpé en quêtes dites principales. Le joueur, en se baladant dans le décor, peut trouver d’autres quêtes, dites secondaires. Chaque quête rapporte des points d’énergie (EP – Energy Points) et de connaissances (KP – Knowledge Points) ; à noter que les quêtes principales en rapportent plus. Les points d’énergie permettent d’utiliser plus de matériel et de gadgets ; les points de connaissances permettent de développer des technologies pour Ludwig (via l’espace de travail – Gadget workshop – où le joueur peut faire lui-même ses propres améliorations en fonction de ce qu’il dispose dans son inventaire). Les quêtes sont découpées en plusieurs étapes, qui forcent le joueur à adopter une démarche scientifique pour résoudre les problèmes qui l’a composent : il doit tout d’abord observer le problème dans l’environnement (où se trouve-t-il sur la carte ?) ; puis l’analyser avec les outils de Ludwig (l’antenne par exemple) ; comprendre sa nature en résolvant un quizz (pour clore l’analyse) ; et finalement partir à la recherche d’objets qui pourront l’aider à résoudre le problème (de l’eau pour éteindre un feu, une pierre pour faire balancier, un engrenage, etc.) Pour l’aider, le jeu met à sa disposition un centre de connaissance (Knowledge base), où chacune de ses analyses sont disposées sous la forme d’une carte heuristique interactive. Chaque objet ou phénomène analysé est accompagné d’une fiche pédagogique, d’une vidéo, et de lien hors du jeu pointant vers d’autres ressources. L’ensemble des actions du joueur sont suivies par le jeu, qui restitue à l’enseignant ou aux parents un rapport des traces de l’utilisateur. Pour le moment, Ludwig n’est encore qu’un prototype (disponible en allemand ou anglais uniquement), mais la version de démonstration est suffisamment avancée pour être utilisée, ou tout du moins, testée par des enseignants.

 

Le jeu est téléchargeable à cette adresse (il faut au préalable être inscrit sur le site) : http://www.playludwig.com/en/download/

 

Attention, pour ne pas avoir de problème avec les contrôles du jeu, il faut au préalable passer le clavier en langue anglaise (pour avoir une disposition des touches en QWERTY). Les concepteurs travaillent à fournir une version compatible pour les claviers AZERTY (ou tout du moins, permettre de pouvoir modifier les touches dans le menu).

 

Pour en savoir plus sur Ludwig : http://www.playludwig.com/

 

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Crédit image : Ludwig

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