Audrey Watters : « Building a serious game for education », entretien avec Nathan Maton

Audrey Watters, rédactrice pour le site HackEducation, a mis en ligne la seconde partie de son entretien avec Nathan Maton (educational game designer) sur ce que peut être, ou doit être un jeu sérieux pour l’éducation, et comment organiser sa conception. Présentation :

La première partie porte sur le concept de gamification, et comment ce phénomène se propage dans le monde de l’éducation. Nathan Maton précise que les jeux sérieux viennent compléter ce phénomène ; l’éducation repose déjà sur des mécaniques analogues (avec le système de points, ou de grades par exemple). Il questionne ensuite plus précisément l’apport des jeux sérieux. Leur conception pour l’éducation doit interroger l’école elle-même, par la mise en commun de l’expérience des enseignants et de celle des concepteurs de jeux, pour proposer des titres adaptés et intéressants pour l’institution (comme c’est déjà le cas dans l’école Quest to learn dont il est question dans l’article). Ainsi, Nathan Maton définit 4 points de réflexion pour mieux articuler le monde de l’éducation et la conception de jeux sérieux :

 

A. Serious games offer feedback loops far superior to what education currently offers.

B. Serious games assess learning content on a case by case basis and if you are missing out on one piece it can have you replay that level rather than retake a whole test with other material you’ve already demonstrated mastery over.

C. Serious games sometimes give the player a more convoluted way to get to their goal (learning) which can actually make it more fun.

D. The process of making a game on a subject is a fantastic way to learn about a topic because the process of designing a game requires one to make complex judgements, think about systems, and every decision represents a value. One could argue a game is just as nuanced as an essay.

 

L’ensemble de la première partie de l’entretien est disponible à cette adresse : http://www.hackeducation.com/2011/08/14/building-a-serious-game-for-education/

 

Prolongeant les discussions ouvertes dans la première partie, la deuxième note l’importance de concevoir des jeux qui tiennent compte à la fois des nuances dans la manière dont les élèves vont jouer au jeu (selon les disciplines), et aussi de la manière dont l’enseignant construit l’apprentissage. Pour Nathan Maton, les jeux sérieux pour l’éducation n’ont pas à imposer un cadre d’apprentissage strict, mais doivent s’ouvrir, interroger et permettre des constructions de pratiques pédagogiques différentes. L’entretien se focalise ensuite sur l’exemple du jeu World Without Oil (présenté à cette adresse : http://www.worldwithoutoil.org/), comme possible modèle de jeu sérieux pour l’éducation.

 

WWO (World Without Oil) was dystopian, but an education-focused game could be either utopian or dystopian. I think I’d like to do the education WWO based on curriculum. The utopian version being you create your own curriculum, and the dystopian version being that you’re in a world of standardized curriculums and are joining a group of students to stop it.

 

L’ensemble de la deuxième partie de l’entretien est disponible à cette adresse : http://www.hackeducation.com/2011/09/20/building-a-serious-game-for-education-part-2/

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Crédit image : image tirée du jeu Video Chess (Atari, 1978)

 

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